Costumes de Music-Hall – Loge des Folies Bergère – Pour aller plus loin

Coiffe de Joséphine Baker

On connait beaucoup de choses sur la vie de Joséphine Baker, notamment sur ses débuts de carrière dans la Revue Nègre, ses chansons ou son rôle dans la résistance française durant la seconde guerre mondiale.

Mais Joséphine Baker est surtout restée une danseuse de music-hall jusqu’à la fin de sa vie. En témoigne cette imposante coiffe de plusieurs kilos, composée de plumes d’autruche, portée par l’artiste lors d’une de ses dernières revues au Carnegie Hall de New York en 1973.

Les costumes des Folies Bergère

Plusieurs pièces exposées dans cet espace proviennent de revues des Folies Bergère : Folie je t’adore pour la coiffe hongroise (1977) ; Folies de Paris pour la robe de Lisette Malidor (1982-1983) ; Un vent de Folie pour la robe fendue en sequins gris et noirs (1989) ; Fous de Folies pour le kimono (1993).

Tous hormis le kimono ont été dessinés par le costumier Michel Gyarmathy.

Devenu directeur artistique des Folies Bergère en 1946, le hongrois Michel Gyarmathy va concevoir les revues pendant plus de 50 ans, sous la direction de Paul Derval, de sa femme, puis d’Hélène Martini.

Hélène Martini, « Impératrice de la nuit » et dernière propriétaire et directrice du music-hall, rachète les Folies Bergère en 1974. Elle le dirigera jusqu’à sa vente au début des années 2010.

Sous sa direction certaines revues atteindront une grande renommée, tel Fous de Folies, jouée pendant 13 mois et nommée deux fois aux Molières en 1994.

Avez-vous remarqué que le titre de la revue porte 13 lettres ? Tout comme le nom « Folies Bergère ». C’est un élément que l’on retrouve dans chacun des titres des revues du music-hall, de même que le mot « folie » apparaît dans chacun d’eux !

 

Robe accompagnant la coiffe hongroise. Revue Folie je t’adore, tableau Rhapsodie hongroise, 1977. Les motifs de cette robe « à la hongroise » rappellent les costumes traditionnels.

Robe de Lisette Malidor

Lisette Malidor débute sa carrière dans le music-hall de l’autre côté de la scène : en tant que vendeuse de programme au Casino de Paris. Remarquée par le chorégraphe des lieux, Roland Petit, elle intègre tout de suite la revue, et prend dès 1973 la place de « meneuse ». Quand le Casino de Paris décide de rompre avec la tradition des grandes revues, Lisette Malidor rejoint le Moulin Rouge, puis les Folies Bergère en 1982.

C’est à cette occasion qu’elle revêt cette robe faite uniquement de sequins et de strass, cousus sur de fines bandes de coton formant des croisillons – une tenue lourde et peu mobile, dans laquelle il fallait pourtant danser !

Robe de Brigitte Bardot

Boulevard du rhum, 1971, réalisation de Robert Enrico, costumes de Jacques Fonteray.

De la scène aux plateaux de cinéma, il n’y a qu’un pas. Cette robe de Brigitte Bardot est entrée dans les collections des Pavillons de Bercy bien avant les tenues des Folies Bergère. On la doit au grand costumier de cinéma Jacques Fonteray qui a œuvré pour les plus grands réalisateurs français (Clouzot, Vadim, de Broca, Oury…) mais aussi étranger (il a réalisé les costumes de Moonraker, un James Bond avec Roger Moore), du milieu des années 1950 aux années 1990.

Costume de Lambert Wilson pour Candide

Candide, opérette en deux actes de 1956 de Léonard Bernstein, livret de Hugh Wheeler, d’après l’œuvre de Voltaire.

Direction musicale de John Axlerod, mise en scène de Robert Carsen, chorégraphie de Rob Ashford, costumes de Buki Shiff et décors de Micheal Levine.

Théâtre du Châtelet, 2006

Costume porté par Lambert Wilson dans le rôle principal de Voltaire.