Pour l’édition 2025 du Festival du Merveilleux, le musée a dévoilé une sélection de costumes de scène issus de l’univers du music-hall, du cirque, du théâtre, de l’opéra et du ballet.
Après avoir été présentés au public, ces costumes ont rejoint les réserves du musée.
Si vous avez manqué le festival ou si vous souhaitez redécouvrir certaines pièces, nous vous proposons un retour en images.
Costumes de clown

De gauche à droite : Costume de clown blanc en paillettes et sequins brodés, Maison Vicaire. Costume de clown blanc en satin de soie, paillettes et sequins brodés, attribué à François Lesage. Costume de Monsieur Maxime en paillettes et sequins brodés, cabaret Madame Arthur, Maison Vicaire, années 1950.
Nous avons tous en tête le clown dit Auguste, avec son pantalon trop large, sa veste à carreaux et son nez rouge.
Son comparse le clown blanc, bien plus ancien, porte un costume beaucoup plus impressionnant, tels ceux présentés ici. Ces habits de lumière ont été dessinés entre autres par de prestigieux couturiers et brodés de milliers de paillettes et sequins.
Ces « sacs », nom donné à ce costume à la forme spécifique, bouffant aux hanches mais resserré aux chevilles, sont portés avec des bas blancs et des chaussures à petits talons. A l’inverse, l’Auguste marche avec des chaussures trop grandes, qui lui donnent une démarche particulière.
Mais les clowns ne se produisent pas que dans les cirques : le costume orné de poissons a été réalisé pour Monsieur Maxime, un clown qui performait sur la scène du célèbre cabaret parisien Madame Arthur dans les années 1950.
Les coiffes

Lorsqu’une danseuse de music-hall se produit sur scène, il est rare que sa tête soit nue ! Perruques identiques pour chacune des danseuses, bijoux, mais surtout coiffes plus extravagantes les unes que les autres ornées de plumes viennent prolonger les silhouettes des artistes. Les coiffes ci-dessus sont des pièces provenant des Folies Bergère ou du Casino de Paris, réalisées dans les années 1980.
Elles reposent sur des têtes en plâtre qui servaient à la fabrication de masques de carnaval. Ces contre-moules, provenant de la société française de cotillons César, présentent différentes catégories de masques : personnalités, personnages de bandes dessinées ou masques vénitiens.
Costumes de music-hall

À gauche : robe de danseuse , Casino de Paris. Coton lamé, velours, paillettes. Harnais de plumes rouges, Cabaret de Monte Carlo. Plumes d’autruche et de coq.
À droite : robe à sequins gris et noirs, revue Un vent de Folie, Folies Bergère, costumes de Michel Gyarmathy, 1989. Coton, sequins. Roue de plumes noires et blanches, Casino de Paris. Plumes d’autruche, de nandou et de coq, coton, viscose.
Ces pièces de costumes proviennent des Folies Bergère et du Casino de Paris.
Entre 2011 et 2012 plusieurs ventes de costumes, d’accessoires ou d’archives ont eu lieu, comme l’importante « Vente de Folie » qui regroupait les pièces de la collection Hélène Martini. Reine de la nuit, dernière directrice des Folies Bergère en tant que music-hall, elle a vendu aux enchères une partie des costumes de la salle mythique.
Jean Paul Favand, créateur des Pavillons de Bercy et grand amateur du spectacle sous toutes ses formes, a acquis au cours de cette vente plusieurs centaines de costumes, de coiffes, d’accessoires en plumes, et d’archives. Le musée présente certaines pièces au quotidien dans ses salles.

À gauche : robe de danseuse, revue J’aime à la Folie (final), Folies Bergère, costume de Michel Gyarmathy 1972. Tulle, polyester, velours, plumes d’autruche, sequins.
À droite : robe à crinoline, revue Un vent de Folies, Folies Bergère, costumes de Michel Gyarmathy, 1989.
Le ballet et l’opéra

À gauche : costume de danseur, Le Lac des Cygnes, mise en scène de Patrice Bart, costumes de Tomio Mohri, 1992.
À droite : costume de fée en coton, papier et plastique, Obéron, mise en scène de Maurice Lehmann, costumes de Jean-Denis Malclès, 1954.
Christian Lacroix, grand homme de mode mais aussi costumier, est le mieux placé pour parler des costumes de ballet, qu’il appelle « secondes peaux ».
« Car au-delà de raconter le rôle, le caractère du personnage, ils soulignent le langage des corps qu’ils mettent en valeur en prolongeant sa gestuelle. Réceptacle de tous les efforts, de toute la technique, de toutes les grâces possibles, du trac aussi, et des applaudissements, de la fatigue enfin, ils sont un peu comme des héros retour du combat, fragiles mais toujours flamboyants, même en sourdine, émouvants. C’est d’ailleurs une gageure que de ranimer leurs sortilèges quand le corps des interprètes les a abandonnés, que la musique et les lumières de la salle et du plateau les ont quittés […]. »

À gauche : costume de singe en coton, laine, polyester et fausse fourrure, Les Bandar-Log, mise en scène de George Skibine, costumes de Jacques Dupont, 1969.
À droite : tutu de danseuse, Le Lac des Cygnes, mise en scène de Dimitri Bouchène, costumes de Dimitri Bouchène, 1960.
Les ballets et opéras ne sont pas forcément des spectacles aux mises en scènes classiques. Certaines productions sont très contemporaines, dans leurs décors ou leurs costumes, comme ceux du Lac des Cygnes ou des Bandar-Log assez « excentriques » !
Tous sont adaptés structurellement au rôle de l’artiste qui le porte sur scène : le tutu rosé du Lac des Cygnes permet à la ballerine de réaliser des arabesques, tandis que la robe verte de la fée d’Obéron, de par son décolté, correspond plus à une chanteuse d’opéra qui a plus de coffre.
Publié le : 29.01.26
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